Je pose des questions sur la méditation
■Le bouddha vivant Lian-sheng, Sheng-yen Lu  ■Divinité numéro un au monde en prédictions prodigieuses « Des prédictions vraiment précises »■Traduit du chinois par Sandrine Fang■Copyright © Sheng-yen Lu ©2022, Éditions Darong


Je posai la question à la Mère d’Or de l’Étang de Jade :
— Comment pratiquer la méditation ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— La sagesse.
Je demandai :
— Comment pratiquer la sagesse ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— La méditation.
Cette fois-ci, je fus stupéfié par mes questions. La question étant posée, comme si elle n’était pas posée.
Je demandai :
— Comment les pratiquer toutes les deux.
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— Révérend maître Lu, vous enseignez actuellement le Mârgaphala (« Les Voies et les Fruits »). Ce livre est plein de sagesse et de méditation.
Je priai la Mère d’Or de l’Étang de Jade de donner l’instruction orale :
la méditation assise pratiquée avec la concentration de l’esprit jusqu’à l’état détendu ;
la méditation assise pratiquée avec la rupture de jeu jusqu’à l’état clair ;
la méditation assise pratiquée avec la saveur unique jusqu’à l’état lumineux ;
la méditation assise pratiquée avec l’absence de pratique jusqu’à l’état limpide.
La Mère d’Or de l’Étang de Jade dit :
« La détente, la clarté, la lumière et la limpidité sont les quatre grandes instructions orales. »
Mes expériences personnelles de la méditation sont exactement comme ça. Le cœur n’a pas d’obstacle, il est vaste et tranquille, complètement rond et transparent, naturellement limpide, clair, transparent et lumineux, ainsi la sagesse est engendrée, évidemment.
La Mère d’Or de l’Étang de Jade m’apprit :
— On se délivre soi-même du monde laïque ; le corps et le cœur fusionnent avec la nature puis disparaissent. Le corps personnel disparaît, la limpidité, la transparence et la joie sont alors engendrées.
La Mère d’Or de l’Étang de Jade dit :
— Dans le bouddhisme tantrique, on s’unit avec la déité d’élection, c’est la fusion mutuelle, ce n’est pas la dualité, mais le un. On a disparu, la déité a disparu, il ne reste que le un, ou même le un se transforme en zéro.
La Mère d’Or de l’Étang de Jade dit :
— C’est l’oubli de la matière et le moi.
Je demandai :
— Est-ce l’oubli total ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— Oui.
Je me souviens d’un poème, le voici :
Dans la méditation, lorsque le cœur s’installe dans un endroit,
La pensée de différenciation disparaît complètement,
C’est l’initiation de la quiétude et l’arrêt,
Suivre cette pensée et savoir pratiquer la méditation profonde,
C’est spacieux, lumineux et transparent, comme l’illumination d’une lampe,
C’est translucide, clair et limpide, comme une fleur fraîche,
Comme si on regardait vers le haut le ciel pur et clair,
Percevoir par l’intelligence la vacuité limpide et lumineuse,
La clarté, la pureté, la transparence et la brillance ne sont pas différentes,
Être libre de tout souci est la quiétude et l’arrêt, c’est une véritable expérience.
Après la lecture de ce poème, j’ai dit que j’avais compris :
Qu’est-ce qu’avoir un moi ? Qu’est-ce que l’absence de moi ?
C’est la souffrance.
C’est le vide.
C’est l’impermanence.
C’est l’absence de moi.
L’absence de moi est la plus grande instruction orale de la méditation. Étant dans l’état d’absence de moi, on peut réussir la fusion ; l’absence de moi est précisément l’union ; l’absence de moi est le zéro ; l’absence de moi est l’oubli ; l’absence de moi est une grande sagesse.
La Mère d’Or de l’Étang de Jade dit :
— Révérend maître Lu, c’est accompli !
Le Ciel, la Terre existent avec moi, tous les êtres s’unissent avec moi.
D’une manière plus poussée :
Toute l’Antiquité restera jeune pour toujours, génération après génération.
Le chemin sur lequel le révérend maître Lu marche dans sa vie actuelle repose entièrement sur l’enseignement de la Mère d’Or de l’Étang de Jade.