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L’enseignement de la Mère d’Or de l’Étang de Jade
■Le bouddha vivant Lian-sheng, Sheng-yen Lu  ■Divinité numéro un au monde en prédictions prodigieuses « Des prédictions vraiment précises »■Traduit du chinois par Sandrine Fang■Copyright © Sheng-yen Lu ©2022, Éditions Darong


Je demandai à la Mère d’Or de l’Étang de Jade :
— Est-ce la chanson de la Voie ?
— Oui, c’est exact, me répondit la Mère d’Or de l’Étang de jade.
Je demandai :
— L’absence de connaissance et l’absence de conscience, de quel état s’agit-il ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— L’état d’oubli.
Je demandai :
— Quel est l’état d’oubli ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— Il n’y a pas d’accroissement ni de diminution !
Je demandai :
— Avoir prouvé les Trois Corps et la nature propre, de quel état s’agit-il ?
— L’existence des Trois Corps est l’absence des Trois Corps, répondit la Mère d’Or de l’Étang de Jade.
Je demandai :
— Quel en est le sens ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— Le tout et les parties.
Je demandai :
— Avoir prouvé et obtenu le fruit de bouddha, de quel état s’agit-il ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— S’unir ensemble.
Je demandai :
— S’unir ensemble, et alors ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— Suivre la nature et avec la nature.
…
Mon Dieu ! Maintenant, j’ai tout compris, clairement, parfaitement. Je peux dormir paisiblement, je peux manger tranquillement, je peux bien vivre. Je peux sembler être venu, je peux sembler être parti. Si j’ai pu les prouver et les obtenir, tout a dépendu de l’enseignement de la Mère d’Or de l’Étang de Jade : « oublier ».
Je demandai à la Mère d’Or de l’Étang de Jade :
— Qu’est-ce qui permet de réussir la pratique de la perfection ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— Oublier.
Cette réponse me stupéfia. Comment cela pourrait-il être « oublier » ?
Je demandai :
— Serait-il possible que l’amnésie fût une réalisation ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit ?
— L’oubli n’égale pas l’amnésie !
Je demandai :
— Comment les distinguer ?
La Mère d’Or de l’Étang de Jade répondit :
— Milarépa1 a composé une chanson, allez la trouver, et vous comprendrez.
Le docteur Zhang Cheng-ji2, mon disciple, a traduit Les Cent Mille Chants du maître Milarépa.
J’ai trouvé cette chanson :
Celui qui a prouvé l’absence de connaissance et l’absence de conscience,
Il a déjà oublié ses sensations expérimentées ;
La pensée sur l’accroissement et la diminution peut aussi être oubliée.
Celui qui a prouvé les Trois Corps et la nature propre
A déjà oublié l’ordre hiérarchique de pratique de la déité d’élection ;
La pratique de la visualisation par la pensée peut aussi être oubliée.
Celui qui a prouvé son fruit originel de bouddha
A déjà oublié le fruit acquis par ses efforts ;
Les méthodes des usages mondains peuvent aussi être oubliées.
Celui qui pratique le dharma tantrique acquis par les oreilles
A déjà oublié la conception, les paroles et les mots ;
Le sentiment d’orgueil peut aussi être oublié.
Celui qui a prouvé la vacuité de toutes les choses
A déjà oublié les livres et les classiques ;
Les méthodes verbeuses peuvent aussi être oubliées.
Quand j’ai lu cette chanson de la Voie, je me suis grandement émerveillé.
1 Un grand yogi tibétain,1052-1135.
2 1920-1988.