分類:蓮生活佛盧勝彥外文譯文選
Pour s’exercer à la pratique de la perfection, il faut observer les préceptes
■ Le bouddha vivant Lian-sheng, Sheng-yen Lu
■ Divinité numéro un au monde en prédictions prodigieuses
« Des prédictions vraiment précises »
■ Traduit du chinois par Sandrine Fang
■ Copyright © Sheng-yen Lu ©2022, Éditions Darong
C’était au moment où le Bouddha entrait dans le nirvâna.
Ananda demanda au Bouddha :
— Honoré du Monde va quitter le monde, qui est-ce que les disciples du Bouddha devraient prendre pour maître ?
Le Bouddha répondit :
— Prendre les préceptes pour le maître !
Ce propos fut vraiment comme un tonnerre retentissant dans le ciel et réveilla beaucoup de disciples étourdis.
Les bodhisattvas pratiquent les Six Pâramitâ et les dix mille actions bienveillantes. Les Six Pâramitâ sont :
faire le don ;
observer les préceptes ;
pratiquer la patience ;
persévérer dans son effort ;
pratiquer la méditation ;
pratiquer la sagesse.
L’observance des préceptes est comprise là-dedans.
Je récite souvent :
« Se prosterner et prendre refuge dans le Su Xi Di[1] », le Su Xi Di est précisément le Sutra des préceptes.
Personnellement, je respecte et estime beaucoup les préceptes, j’ai donc écrit le livre intitulé Le Glaive précieux du yogi.
C’est pour souligner l’importance du précepte.
En outre, j’ai recommandé à mes disciples d’observer les « méthodes pour servir le maître en cinquante strophes » et les « quatorze grands préceptes essentiels du bouddhisme tantrique ».
J’espère que mes disciples ne dédaignent pas les préceptes et ne les négligent pas.
Je dis :
C’était à l’époque de Han Wudi.
Han Wudi était un empereur qui admirait et préconisait le taoïsme. Lui-même souhaitait la longévité et l’immortalité, il voulait aussi devenir un immortel et surtout apprendre l’art taoïste.
La légende raconte ceci :
La Reine Mère de l’Ouest était descendue dans le palais impérial.
Et la dame Shang-yüan était venue voir Han Wudi.
La dame Shang-yüan était précisément la « Mère de l’Empereur authentique des Trois Cieux ». Sa position dans le taoïsme est très élevée.
Lorsque la dame Shang-yüan descendit du ciel :
Elle montait à Ch’i-lin[2] ;
Elle portait une robe en soie bleue et blanche ;
Sa chevelure était coiffée de trois chignons ;
Les autres cheveux descendaient jusqu’à sa taille ;
Elle était belle comme une fée.
Cette dame Shang-yüan dit à Han Wudi :
— Si vous souhaitez requérir la Voie, il vous faut observer les préceptes. Sinon, vous ne réussirez à rien !
Elle signala également les défauts de Han Wudi :
– la tuerie d’innombrables ;
(Pour le développement du territoire de la nation, il faisait fréquemment la guerre.)
– l’appropriation des territoires d’autres pays ;
(Il était assoiffé de gloire et de succès.)
– la luxure ;
(Il avait trop de concubines impériales.)
– la mauvaise pensée ;
(Il était sournois et rusé.)
– le boire et le manger immodérés.
(Il était très extravagant.)
En outre, Han Wudi était extrêmement cruel envers ses subalternes, tuait les vivants, se saisissait d’objets d’autrui par la force, etc.
La dame Shang-yüan signala les erreurs commises par Han Wudi, c’étaient exactement les cinq règles prohibitives du bouddhisme : la tuerie, le vol, la débauche, les propos mensongers, l’alcool.
Ce genre de personne ne pouvait absolument pas réaliser la Voie, il concevait cependant une idée délirante d’accéder à la longévité, à l’immortalité et d’atteindre la Voie en devenant un immortel.
C’était franchement comme monter sur un arbre pour attraper un poisson.
Je dis sincèrement et concrètement à tout le monde :
Beaucoup de mes disciples, de maîtres officiants et d’âcârya qui sont venus prendre refuge auprès de moi, faisaient partie de cette catégorie de personnes. J’espère que mes saints disciples s’éloigneront de la convoitise de l’argent, de la débauche, de la renommée, de la gloutonnerie et du sommeil.
Le désintéressement et l’action non conditionnée sont meilleurs.
[1] Le Sutra du merveilleux accomplissement du Tantra.
[2] Un animal fabuleux de la mythologie chinoise.



